L’aquariophilie cela peut être compliqué, il faut apprendre et comprendre beaucoup de choses sur l’eau, les poissons, les plantes et les sols. Soit on est déçu car on voulait juste voir tourner un poisson rouge dans un bocal (et pas un ballon sur son nez) ou on devient un passionné et si c’est le cas cela peut mener très loin.

Je relate cette petite aventure afin qu’elle puisse te profiter ami lecteur aquariophile (ou non) et qu’il ne t’arrive pas la même chose qu’à moi.

Tout d’abord replaçons le contexte.

Je possède un aquarium communautaire de 240 l bien planté et peuplé par 4 magnifiques gouramis, 7 Rasbora arlequins de belle taille, 3 néons noir et quelques guppys.

Au fond, un ancistrus (il s’appelle hans) et quelque Coridoras (beaucoup de mortalité).

Le problème

J’ai eu beaucoup de mal à gérer comme il faut l’injection de CO2, sans doute parce que j’ai commencé par la fin, à savoir que je n’étais pas équipé d’un instrument de mesure alors que j’avais tout le reste de l’équipement (diffuseur, bouteille JBL, électrovanne etc …), du coup j’essayais de régler en mesurant Ph et Gh mais je me suis aperçu au bout d’un certain temps que pour un aquarium de 240 l deux ou trois bulles / s cela est très loin d’être suffisant, en tout cas chez moi ou l’eau est dure. J’ai pris conscience de cela le jours ou j’ai investi dans un testeur JBL qui restait tout le temps au bleu car je n’osais pas ouvrir suffisamment mon détendeur.

J’ai fini par le faire pour comprendre et le miracle s’est produit, le vert est apparu. Je me suis alors un peu maudit d’avoir trop suivi la littérature d’internet sur le domaine ou on recommandait quelques bulles / s.

Du coup j’arrive à gérer convenablement mon trio Ph, CO2 et Gh en modulant le CO2, accessoirement j’en ajoute une certaine quantité car je lutte contre des algues.

La consommation de CO2

Depuis la mise en eau de l’aquarium, je stockais mes bouteilles JBL de CO2 et la pile à fini par devenir conséquente et mon compte en banque à diminué proportionnellement, A 30 € les 500g (Bouteilles JBL) qui se vident en 10 jours cela représente un budget de plus de 1000 € par an !!!

Du recyclage en 2025 vraiment ?

Je fais ici une petite digression pour parler des bouteilles non réutilisables de JBL car je les ai contactés par email pour savoir que faire de ces dernières, en effet, à ma déchetterie préférée on n’a pas voulu les accepter, c’est sans doute considéré comme dangereux.

On m’a gentiment envoyé me faire voir en m’invitant à les jeter dans ma déchetterie. Je serai très étonné qu’ils ne sachent pas chez JBL que cela n’est pas possible en France. Ce comportement de la part d’une société « amie des poissons » et autres NAC m’a beaucoup déçu, je trouve qu’ils auraient du mettre un système de récupération en place, ce serait la moindre des choses.

Par ailleurs c’est tout de même un paradoxe de payer si cher du CO2 alors qu’on se plain d’en avoir beaucoup trop (sauf D Trump) dans notre atmosphère.

Comment limiter les frais de CO2

Comme beaucoup j’ai fais mes calculs relatif au coût du système d’injection de CO2 et j’ai réalisé qu’il me fallait passer à autre chose, monter de pallier compte tenu de ma consommation.

Donc je lance de grosses recherches sur le web et je contacte Air Liquide, qui m’indique un fournisseur à deux pas de chez moi, je m’y suis rendu pour découvrir qu’on m’avait mal renseigné au téléphone, 300 € de consigne et 80 € je crois pour le CO2, ce n’est pas intéressant.

Je trouve ensuite que les amis des plantes aquatiques ne sont rien d’autres que nos très chers vendeurs de bière, en effets ils vendent du CO2 pour les tireuses à bière.

Chez V&B (Vins et Bières, une chaine de magasins) ils facturent 80 € de consigne et 45 € pour 10 kg de CO2, raisonnable dirons nous. L’ennui pour moi est que le plus proche magasin est à 45 min de route, l’avantage est par contre qu’on y va pas pour rien, vu le nombre de bières différentes en rayon c’est trop dur de ne pas remplir une caisse. Comme cela on peut en déguster une confortablement assis dans le fauteuil devant son aquarium.

Si mes calculs s’avèrent corrects je ne devrait recharger que deux fois l’année, soit un coût de 90 €.

Installation sans problème, avec un nouveau détendeur par contre puisque le diamètre de sortie est normalisé et différent de ceux de JBL et Denerlé. J’en ai pris un avec deux sorties pour alimenter aussi mon cube.

On avait mentionné un problème non ?

Oui c’est vrai le titre de l’article mentionne bien un souci et là on y est.

L’installation faite et mon testeur de CO2 bloqué sur un joli vert un peu sombre mon attention s’est porté sur d’autres choses et je n’ai pas remarqué (ou pas voulu m’y pencher) que le vert avait viré au très clair.

Un matin je regarde mes amis poissons et une mauvaise impression me saisit, rapidement je trouve le cadavre de Hans qui était jusqu’alors en bonne santé et bien ventru, puis un autre d’un de mes rasboras. En fait il me manque 4 rasboras.

C’est bien triste et aussi déstabilisant de voir ses poissons mourir et je me suis vraiment demandé pendant un certain temps (1 jour ou deux) ce qui s’était passé.

J’ai finalement formulé l’hypothèse suivante, c’est que toutes mes plantes (rotalas et autres plantes bouturées, Limnobium Laevigatum et lentilles d’eau) avaient tellement poussé zque la lumière ne parvenait plus suffisamment aux plantes en dessous. Résultat la photosynthèse ne se faisait plus faute de lumière, le taux de CO2 a du coup beaucoup augmenté et mon ph s’est effondré, quand je l’ai mesuré il était a environ 6,3.

Cela a je pense provoqué un choc chez mes poissons et certains ne l’ont pas supporté.

Voilà je voulais rapporter cette petite histoire pour mettre les aquariophiles en garde, attention a bien tailler les plantes régulièrement afin que la lumière puisse bien profiter à celles du dessous.

J’espère que, grâce a mon histoire, cette mésaventure ne vous arrivera pas.

 

Christophe